Musée de Conflans Saint-Honorine

Sortie printanière 2011 dans les Yvelinnes

Notre première sortie 2011 aura été, comme le disait le célèbre capitaine Haddock dans les BD de Tintin, réservée aux « marins d'eau douce » . Cette appellation n'est pas moqueuse bien au contraire car on n'ose penser que, sans ces marins fluviaux, combien de camions supplémentaires nous aurions sur nos routes !

C'est donc vers Conflans-Sainte-Honorine et le Musée de la batellerie qu'un groupe d'une douzaine de personnes, Amicalistes, Amis (es) des adhérents et même deux membres de l'Amicale des Anciens de l'Aéronavale de l'Ile de France voguaient ce 9 juin 2011.
Le rendez-vous étant fixé à 11h30 dans la Capitale de la péniche fluviale, il fallait avant tous passer par la Cambuse afin de prendre quelques forces pour gravir le coteau dominant le fleuve et ainsi accéder au petit château qui abrite ce magnifique musée .

C'est donc au « Bijou bar », un bar à bières sur le bord de la Seine que les membres de l'expédition ont fait tout d'abord escale pour le repas. C'est dans une ambiance fort agréable, un menu très bon et un personnel très accueillant que s'est déroulée cette première halte à Conflans-Sainte-Honorine.

La gamelle de l'équipage étant vide et les estomacs bien remplis, principe des vases communiquants aidant, il était ensuite temps de passer à la grande croisière et, après l'ascension du coteau par des petites ruelles nous quittions la vallée de la Seine et atteignons le Musée de la Batellerie.

Si un peu d'ironie a été faite en début de ce compte-rendu en faisant allusion au capitaine Haddock, dès notre entrée dans le musée, nous avons de suite oublié les balivernes de ce « bachi-bouzouk » pour apprécier ce qu'était et est encore de nos jours le métier de marinier en eaux fluviales. Nous avons pu découvrir l'histoire et la patrimoine historique de la batellerie

et dieu sait s'il est riche car depuis plusieurs siècles, pour ne pas dire toujours, le transport fluvial est utilisé en France et la Seine ne fait pas exception à la règle. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les armoiries de Paris sont ornées d'une caravelle et sa devise est « Fluctua nec mergitus ». La batellerie a nourri, chauffé et abreuvé les parisiens depuis le Moyen-Age.

Enchanté, nous quitterons ce petit musée, au combien riche en documents, maquettes et pièces de batellerie. Cette visite restera dans nos mémoires comme étant l'histoire d'une autre vie de marins qui, bien qu'ils ne soient pas au long cours, sont tout aussi honorables et participent très activement, par leurs convoyages de marchandises variées sur nos cours d'eau à l'économie du pays et ce qui n'est pas négligeable, d'une façon des plus écologique qui soit.